Quand je prononce cette identification en me prĂ©sentant ☝, j’ai l’impression de nommer ce qui me dĂ©finit.

Suis-je en train de me réduire à une fonction, un rÎle, un prénom ?

Si l’un de mes rĂŽles s’éteint, qui deviens-je ?

Quand je dis : « ça, c’est une fleur 🌾 », j’ai l’impression de connaĂźtre tout ce qu’elle est. Mais en rĂ©alitĂ©, que sais-je vraiment Ă  son sujet ?

Est-ce que cela me permet de connaĂźtre, sa vitalitĂ©, les bĂ©nĂ©fices qu’elle offre Ă  l’écosystĂšme ?

De la mĂȘme maniĂšre, nos rĂŽles disent peu de qui nous sommes vraiment.
L’évaluation, le jugement et la critique de l’autre en disent encore moins sur notre entiĂšretĂ©, notre richesse et nos capacitĂ©s.
Les croire et s’identifier uniquement Ă  travers nos dĂ©fauts serait discriminant Ă  notre propre Ă©gard.

Depuis l’enfance

nous apprenons inconsciemment Ă  jouer certains rĂŽles pour ĂȘtre acceptĂ©s, aimĂ©s, reconnus ou protĂ©gĂ©s.

Alors parfois

nous devenons celui qui sauve,
celui qui porte,
celui qui contrĂŽle,
celui qui se tait,
celui qui cherche Ă  plaire,
ou celui qui finit par se perdre derriĂšre les attentes des autres.

Et avec le temps

à force de répéter certaines postures,
nous finissons parfois par croire que nous sommes ces mécanismes,
ces réactions,
ces protections,
ou ces blessures qui parlent Ă  travers nous.

Mais un rîle reste une posture

pas une identité profonde.

Parce qu’au fond

derriĂšre beaucoup de comportements humains,
il existe souvent un besoin silencieux :
ĂȘtre vu,
ĂȘtre reconnu,
ĂȘtre aimĂ©,
sentir que notre présence compte vraiment.

Alors parfois nous nous adaptons,
nous surjouons,
nous performons,
nous faisons plaisir,
nous devenons indispensables

simplement pour continuer Ă  recevoir des signes de reconnaissance.

Mais si plus personne ne validait mon rîle

que resterait-il de moi ?

Est-ce que je connais encore ma valeur

lorsque je cesse de vouloir prouver, convaincre ou ĂȘtre reconnu ?

Alors il est peut-ĂȘtre temps d’aller au-delĂ  des apparences

au-delĂ  des personnages,
des mécanismes,
et des regards extérieurs


Pour rencontrer quelque chose de plus profond

une présence qui existe encore,
mĂȘme lorsque les rĂŽles se taisent enfin.