2 – Mes rôles relationnels

Les rôles relationnels que nous adoptons dans les différentes sphères de notre vie ont été observés et étudiés en psychologie afin de mieux comprendre les mécanismes inconscients qui influencent nos relations, nos réactions et notre manière de communiquer avec les autres.

À travers nos expériences, notre éducation, nos blessures, nos besoins affectifs et nos conditionnements, nous développons inconsciemment certaines postures relationnelles.

Ces rôles ne définissent pas qui nous sommes profondément.
Ils représentent souvent des mécanismes d’adaptation que nous avons appris pour nous éviter de souffrir.

A – Le triangle de Karpman

Depuis l’enfance, nous apprenons inconsciemment à jouer des rôles pour nous adapter, être aimés, reconnus, protégés… ou éviter de souffrir.

Puis, avec le temps…
Le rôle finit parfois par devenir une identité.

On ne joue plus un personnage.
On croit être ce personnage.

Certaines personnes vivent dans le rôle du sauveur.

Toujours à vouloir réparer les autres.
Porter.
Conseiller.
Aider.
Sauver.

Derrière cette posture se cache parfois une peur profonde :
ne plus avoir de valeur si elles arrêtent d’être utiles.

D’autres vivent dans le rôle de la victime.

Elles subissent.
Se sentent incomprises.
Rejetées.
Abandonnées.
Impuissantes.

Et inconsciemment…
elles attendent qu’une personne vienne enfin les sauver.

D’autres encore deviennent bourreaux, car certaines personnes ont appris à utiliser le pouvoir comme une protection contre l’humiliation, le rejet ou l’impuissance.

Inconsciemment, il vaut parfois mieux dominer qu’être dominé.

Cette posture peut se retrouver dans :
le contrôle,
la domination,
la critique,
l’agressivité,
la manipulation.

Le triangle de Karpman montre que ces rôles s’alimentent entre eux.

Le sauveur finit souvent épuisé,
puis devient victime.

La victime accumule la frustration,
puis devient bourreau.

Le bourreau cache parfois une grande sensibilité enfouie et non autorisée.

Et chacun tourne inconsciemment dans le même scénario relationnel…
Encore… et encore…
Jusqu’à en prendre conscience.

Pour que ce triangle continue d’exister, les trois rôles doivent être investis et présents.

Il suffit qu’une seule personne prenne conscience de son fonctionnement et choisisse de sortir de son rôle pour que cette dynamique commence à se dissoudre.

B – L’analyse transactionnelle

Selon Eric Berne, créateur de l’analyse transactionnelle, nous utilisons inconsciemment différents états relationnels dans nos échanges avec les autres.

À travers chaque interaction, nous pouvons adopter différentes postures selon notre histoire, notre éducation, nos blessures ou les schémas que nous avons intégrés.

Le Parent.
L’Adulte.
L’Enfant.

Parfois, nous parlons avec notre Parent critique :

“Tu dois…”
“Ce n’est pas assez…”
“Tu aurais dû…”

Parfois, nous réagissons avec notre Enfant blessé :

peur du rejet,
besoin d’attention,
réactions impulsives,
fermeture émotionnelle,
rébellion,
soumission.

Et parfois…
nous revenons dans notre Adulte conscient.

Cet espace plus lucide…
capable d’observer sans réagir automatiquement.

Parce que beaucoup de conflits ne viennent pas seulement des situations…
Mais des rôles inconscients qui parlent à travers nous.

Tant que nous ne les observons pas…
nous croyons être eux.

Alors qu’en réalité…

Tu n’es pas seulement :
ton rôle,
ton masque,
ta réaction,
ton mécanisme de défense,
ton histoire,
ni la version de toi qui a appris à survivre.

Prendre conscience de ses rôles…
c’est commencer à reprendre sa liberté et son autonomie.

Test des postures relationnelles