Pendant longtemps

j’ai cru que je devais mĂ©riter ma place.

Alors inconsciemment

j’ai appris à :
faire plus,
porter davantage,
ĂȘtre fort,
faire plaisir,
aller vite,
ou vouloir ĂȘtre parfait.

Comme si ralentir me rendait moins valable.
Comme si dire non faisait de moi quelqu’un de mauvais.
Comme si demander de l’aide rĂ©vĂ©lait une faiblesse.
Comme si me reposer signifiait échouer.

Et avec le temps

je me suis peut-ĂȘtre Ă©loignĂ© de moi-mĂȘme sans mĂȘme m’en rendre compte.

À force de dĂ©passer mes limites

une partie de moi s’est parfois sentie abandonnĂ©e intĂ©rieurement.

Parce qu’au fond

chaque fois que je dis oui alors que tout mon corps criait non

je me trahis un peu.

Chaque fois que je porte tout seul ce qui m’épuise

je me coupe de mes vrais besoins.

Chaque fois que je cherche Ă  ĂȘtre parfait pour ĂȘtre aimé 
je conditionne ma valeur Ă  la performance.

Mais aujourd’hui

je comprends que ma valeur n’augmente pas lorsque je m’épuise.

Je rĂ©alise que je n’ai pas besoin de :
tout contrĂŽler,
tout réussir,
tout porter,
ou satisfaire tout le monde

pour avoir le droit d’exister.

Poser une limite ne signifie pas rejeter les autres.

Dire non ne signifie pas manquer d’amour.

Ralentir ne signifie pas échouer.

Et montrer ce que je ressens ne fait pas de moi quelqu’un de faible.

Alors aujourd’hui

je commence à écouter davantage ce que mon corps,
mes émotions
et mon énergie essaient de me dire depuis longtemps.

Je prends conscience que me respecter

c’est aussi apprendre Ă  protĂ©ger ma paix intĂ©rieure.

Et peut-ĂȘtre que la vraie confiance en soi

commence le jour oĂč j’arrĂȘte progressivement de m’abandonner moi-mĂȘme.