Pendant longtempsâŠ
jâai cru que je devais mĂ©riter ma place.
Alors inconsciemmentâŠ
jâai appris Ă :
faire plus,
porter davantage,
ĂȘtre fort,
faire plaisir,
aller vite,
ou vouloir ĂȘtre parfait.
Comme si ralentir me rendait moins valable.
Comme si dire non faisait de moi quelquâun de mauvais.
Comme si demander de lâaide rĂ©vĂ©lait une faiblesse.
Comme si me reposer signifiait échouer.
Et avec le tempsâŠ
je me suis peut-ĂȘtre Ă©loignĂ© de moi-mĂȘme sans mĂȘme mâen rendre compte.
Ă force de dĂ©passer mes limitesâŠ
une partie de moi sâest parfois sentie abandonnĂ©e intĂ©rieurement.
Parce quâau fondâŠ
chaque fois que je dis oui alors que tout mon corps criait nonâŠ
je me trahis un peu.
Chaque fois que je porte tout seul ce qui mâĂ©puiseâŠ
je me coupe de mes vrais besoins.
Chaque fois que je cherche Ă ĂȘtre parfait pour ĂȘtre aimĂ©âŠ
je conditionne ma valeur Ă la performance.
Mais aujourdâhuiâŠ
je comprends que ma valeur nâaugmente pas lorsque je mâĂ©puise.
Je rĂ©alise que je nâai pas besoin de :
tout contrĂŽler,
tout réussir,
tout porter,
ou satisfaire tout le mondeâŠ
pour avoir le droit dâexister.
Poser une limite ne signifie pas rejeter les autres.
Dire non ne signifie pas manquer dâamour.
Ralentir ne signifie pas échouer.
Et montrer ce que je ressens ne fait pas de moi quelquâun de faible.
Alors aujourdâhuiâŠ
je commence à écouter davantage ce que mon corps,
mes émotions
et mon énergie essaient de me dire depuis longtemps.
Je prends conscience que me respecterâŠ
câest aussi apprendre Ă protĂ©ger ma paix intĂ©rieure.
Et peut-ĂȘtre que la vraie confiance en soiâŠ
commence le jour oĂč jâarrĂȘte progressivement de mâabandonner moi-mĂȘme.
